Hello!
Petit récap de ma santé: toujours dans l'attente d'une amélioration. Aucun changement concernant mes douleurs, mais bon, on m'avait dit que le nerf, selon la gravité, se régénérait entre 3 mois et 2 ans... ou pas du tout. J'ai passé les 3 mois. Je vise maintenant les 6. Mais bon. Chaque jour devient plus difficile moralement.
C'est pas évident.
Bon, trève d'apitoiement!
Parlons ici d'un livre, ou d'une série de livres qui fait beaucoup parler à tel point que lorsque je suis allée à Auchan faire quelques courses rapides, je suis tombée sur un étalage complet avec tous les bouquins récents parlant de Vampires.
Vous aurez donc deviné. Je veux bien sûr parler de
TWILIGHT.
Alors, oui, j'en avais déjà entendu parler, même dans ma grotte. Et une amie à moi m'avait achetée les deux premier tomes, parce qu'elle avait beaucoup aimé. Je les ai eus longtemps exposés sur l'une de mes étagères avant de plonger dans le premier, et j'avoue que j'y allais à reculons. Je connaissais le pitch et avait lu des critiques assez sévères. Mais bon, rien de mieux que de se faire sa propre idée sur quelque chose.
J'ai donc lu le premier tome.
Résultat : je n'ai pas aimé.
Pourquoi : pour beaucoup de raisons. lol
1/ Ne tergiversons pas. Ce livre est un
roman d'amour. Ce n'est pas un critique, j'ai eu ma période Harlequins dans ma prime jeunesse. Cela étant, les seuls dont je me souvienne encore sont soit ceux qui m'ont fait mourir de rire (j'adore lorsque les protagonistes ne se supportent pas et retournent les meubles à chaque fois qu'ils se croisent), soit abordant certains thèmes me touchant particulièrement.
Ici, nous avons 526 pages de... pas grand chose: la vie d'une lycéenne qui, bien que désepérément banale se voit être celle qui plaira au beau gosse de service.
2/ Les personnages. Oui,
Edward est beau. Il est intelligent, cultivé et a évidement ce petit côté sombre qui fait craquer les minettes: dans ce livre-ci, l'auteur en a fait un vampire. C'est plus insolite qu'un motard fuyant son destin, qu'un bucheron taciture ayant tout abandonné derrière lui sans qu'on ne sâche pourquoi. Ou même qu'un ancien militaire qui cauchemarde sur toutes les choses horribles qu'il a faites. Bref.
Un vampire, c'est plus... original. Hélas, faire de son héros masculin la perfection incarnée, ça, c'était stupide. Je crois qu'il n'y a pas un seul chapitre sans que Bella ne se dise au moins trois fois. "Mon Dieu qu'il est beau. Pourquoi moi qui suis si banale?"
Et là on touche le second problème et cliché. L' héroïne.
Bella qui pourtant jusqu'ici était Mademoiselle invisible arrive dans un nouveau lycée, une nouvelle ville... et non contente de se faire remarquer par le beau et intouchable gosse du coin, devient la coqueluche de tous les garçons de l'école. Etrange, pour une Mademoiselle banale. Moi, je dirais: pas crédible. Soyons réaliste. Ce n'est pas parce qu'on change de ville et de lycée qu'on se retrouve soudainement plus appréciée. On change peut-être de vie, mais on emmène avec soi ses peurs, ses complexes, etc. On reste la même, dans un nouveau décor.
3/ Le raccourci.
Pourquoi un type aussi Parfait aimerait donc du premier regard (ok, second, car la première fois il a voulu la bouffer) Mademoiselle banale?
Eh bien, comme dans la vie, c'est impossible, on va trouver quelque chose. Voyons, voyons. Ah! Puisque c'est un vampire, disons qu'elle a une odeur qui l'attire
dangereusement. Et voilà! Trop fort!
4/ L'écriture.
Ici, je ne me permettrais qu'une critique. Je ne suis pas écrivain, j'essaie d'y travailler et je sais combien il est difficile de parvenir à un niveau correct.
Donc, le style est simple. Mais là, ça ne me dérange pas. Tout ce qui est narratif est bien malgré des répétitions parfois insupportables. Mais les dialogues... Alors là, non. Autant j'arrive à rentrer plus ou moins dans le livre lors de la narration, autant dès qu'ils ouvrent la bouche, je ressors systématiquement. Pas crédible, encore une fois. On parle d'ados, ici, et ils sortent des phrases du genre (page 170, ai pris le livre et n'importe quelle page... Boom! ):
Bella:
"je n'intéresse pas les garçons."
Jess:
"Alors ce n'est pas comme ici où tu en es à les éconduire."
Qui parle comme ça?? Vous parlez comme ça, vous??
Et c'est comme ça tout du long. Alors avec Edward, je comprendrais... Ce côté ancien parce qu'il est un vampire depuis longtemps. Mais là, entre deux copines..
Sans parler des:
Edward:
"Mais non, c'est impossible entre nous!"
Bella:
"Mais je t'aime!"
Edward: "
Tu ne le dois pas! Je suis mauvais!"
Au secours... Dans le film - oui, j'ai regardé le film après - c'est pire... On a l'acting avec.
Edward (levant une main devant lui, les yeux fermés):
"Mais non, c'est impossible entre nous!"Bella (les mains rassemblées en prière):
"Mais je t'aime!"
Edward (se détournant théatralement):
"Tu ne le dois pas! Je suis mauvais!"
Cela étant, au moins c'est drôle.
5/ Personnalité.
Mais je crois que c'est la personnlité de Bella qui m'a le plus dérangée. Je comprends qu'on puisse se sentir différente des autres, en tant qu'ancienne ado

je m'en souviens parfaitement. Le côté: "je suis invisible, mal dans ma peau, ai pas de copains, mais suis gentille quand même, alors pourquoi?????" Je connais ça parfaitement. Mais malgré cela, je n'ai pas réussi à trouver Bella crédible. C'est comme si l'auteur avait essayé de toucher ce public là, mais ne connaissait pas son sujet. Comme si, elle ne l'avait jamais vécu ou l'avait oublié. Les réactions de Bella face aux evènements frisent parfois le ridicule. Même passionnément éprise d'un homme, on n'oublie pas sa propre personnalité, ses propres principes.
Bella est décrite comme quelqu'un à l'Ouest mais qui malgré tout connait la signification du bien et du mal. Alors lorsqu'Edward lui sort qu'il a bouffé des humains pendant un moment, la bonne réponse n'est pas "Peu m'importe, je t'aime quand même". Elle peut l'aimer mais on n'oublie pas que tuer des gens est monstrueux. Et même s'il s'en repent, on ne peut pas réagir comme ça. On peut
s'imaginer parler ainsi, mais
la vie, ce n'est pas ça.
J'en viens donc à mon 6ème point:
6/ Autant je peux comprendre l'engouement des ados pour ce livre. De jeunes filles qui n'ont pas encore vécu et qui continuent de rêver au prince charmant. Autant je ne comprends pas que passé 25, 30 ans, on puisse trouver du plaisir à lire ça. Tout est si faux dans cette relation, dans les personnages.
Alors si ce sont les vampires qui vous attirent, lisez
Dracula de
Bram Stoker. Je l'ai lu au lycée, pendant un semaine. Je le trimbalais partout et dès que j'avais 5 minutes je plongeais dedans. Et ce qui me dit que ce livre vaut vraiment quelque chose, c'est que de toute ma vie, je n'ai jamais passé une semaine aussi étrange. A la fin du bouquin, j'ai relevé la tête et ne me souvenais absolument pas de ce que j'avais fait pendant ces 5 à 6 jours. Seul me restait le contenu de ce livre.
Bon, il y aurait encore matière à dire sur Twilight, mais je m'arrêterai ici. ;-)
Bises
Hito